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Continuer le chemin de St JacquesNous voilà revenus de ce camp d’aumônerie de Cambrai : 17 jeunes et 4 animateurs qui ont décidé de continuer le chemin de St Jacques commencé l’an dernier entre Le Puy et Conques.
Chaque jour nous avions avant de marcher un thème ; chaque jour, un temps de partage en fin de journée à deux personnes sur ce thème. La deuxième semaine, après un temps de prière qui a marqué chacun, les thèmes étaient orientés autour de « je suis en pèlerinage dans l’Eglise en pèlerinage … » : qu’est-ce que ça m’apporte d’être chrétien ? Comment en église, ensemble, on vit l’exclusion ? Quel est le visage de Dieu que je donne ? Mes fragilités et faiblesses, comment je les mets sous le regard de Dieu ? Nous avons terminé ce temps de marche-pélé-vacances par une soirée à Lourdes, dans la prière, en union avec tout le pélé diocésain et toutes les personnes présentes là … Des moments forts, on en a plein : le chemin aide à tirer l’extraordinaire de l’ordinaire. Ce sont aussi les rencontres qui sont vraies et riches : être pèlerin, c’est être en sueur, en situation de faiblesse, fatigué souvent, en besoin d’ombre, d’eau, c’est être en situation d’écoute . Les jeunes ont été marqués par des rencontres … Marie-José, la boulangère de Lauzerte, celle qui avec son humour déclenche des rires mais aussi de bons sujets : « tu vois, les tournesols, c’est la fleur la plus belle, elle se tourne toujours vers le soleil… » à un jeune en perte de valeurs… Huguette, cette bergère rencontrée près de Moissac, avec ces 70 moutons : elle explique qu’elle avait 120 têtes, mais que des chiens errants avaient attaqué le troupeau, et qu’elle avait du mal à faire entendre raison aux maîtres… la discussion a abouti au sens de la messe…Alors pour dire merci, nous avons entonné un « Bless the Lord » de Taizé, avec le psaume 22 : le Seigneur est mon berger… Huguette était en pleurs, en train de dire « Merci ! vous ne pouvez pas savoir à quel point ça m’aide … » Il y a eu aussi ces deux pélerins belges : « nous n’avons pas encore eu de messe depuis que nous sommes partis… » Et bien, ce soir on ira célébrer la messe là à 60 Kms, et Clément qui dit au monsieur : « je communierai pour vous ! » et Elodie de même avec son épouse… C’est aussi cette arrêt à Larreule, dans cette ancienne abbaye du X° siècle: une équipe de 7 dames qui sont là, qui balayent, qui amoureusement font des compositions florales…L’ancienne abbaye est belle ; nous chantons, prions… Et ensuite : « vous entretenez bien l’Eglise, il y a une fête dimanche, il y a la messe ? » « oh non, ça fait bien 2 mois qu’on n’a pas eu la messe ; c’est comme ça, par amitié entre nous et parce qu’on aime bien l’église »… Les jeunes sont pour la plupart issus de l’aumônerie de Cambrai : beaucoup sont habitués à Taizé ou aux préparations des messes. D’autres ont découvert un côté chrétien priant, chantant, partageant profondément ce qu’il est et un peu fêtard-délirant. Les animateurs, nous étions particulièrement marqués par la qualité Nous avons appris à porter les personnes lors de ces moments forts qui s’appellent les pélés ; alors nous nous confions à votre prière … Un des animateurs part à Lourdes, Benjamin, avec l’aumônerie de Landrecies. Une jeune, Elodie, sera en vacances avec sa famille à Lourdes et essayera de rejoindre le pélé du diocèse . Mais ce pélé-camp décidé et monté par et avec les jeunes a été aussi présence au diocèse, à l’Eglise de Cambrai et aux paroisses. Il a été aussi ouverture sur le monde ne serait-ce que par le souci de vérité et de cohérence que chacun et que le groupe ont essayé de vivre. Nous continuons à cheminer … plus loin vers Dieu, vers soi-même, vers les autres et vers ce monde que Dieu aime … Ultreia !
Article écrit par Site Catéchèse
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