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Les Cahiers de ParabolesRevue de théologie des diocèses de Lille, Arras, Cambrai et Tournai Les sujets abordés offrent un vaste choix toujours en lien avec les problèmes actuels, mais en élargissant notre regard et en donnant à penser. Leur recension complète se trouve sur le site du diocèse de Tournai : editions@.services-diocésains-tournai.be. Le dernier numéro paru a pour titre : N° 19 : Maurice Bellet, une pensée qui éveille
On ne présente plus Maurice Bellet, prêtre, philosophe, théologien et psychanalyste, auteur d’une quarantaine d’ouvrages qui vont du roman à la thèse. On ne pourrait citer tous ses ouvrages : La longue veille. La quatrième hypothèse. L’écoute.- « Il n’est d’être humain que d’écoutant et d’écouté »- Le Dieu pervers. L’épreuve, écrit sur un lit d’hôpital, non pas sur la souffrance, mais « dans » la souffrance. Le dernier en date sur Zachée est une petite nouvelle qui se lit d'une traite etserelit. Maurice Maurice Bellet a donné comme titre à son article : Le lieu où j’essaie d’avancer. Ce lieu, c’est l’homme, naissance de l’humain en l’homme, lieu où « Dieu ne s’ajoute pas à l’amour entre nous, il s’y manifeste ». C’est ce qu’il nous donnait à entendre dans un premier article publié dans le N° 3 des Cahiers de Paraboles. Dans l’interview du N° 19, il creuse cette voie qui entrecroise en un rigoureux travail de vérité la théologie, la philosophie et la psychanalyse. « J’ai passé ma vie à chercher un chemin qui soit à la fois respectueux de toute la force de ces démarches et qui, en même temps, ne soit pas la dispersion dans les disciplines séparées. Ce travail n’a pas de fin. » Ce travail de vérité devient pour nous voie d’engendrement, naissance d’humanité, mais « c’est comme un désir humble, très humble, qui ne veut pas se lasser- comme une toute petite fontaine coulant à bruit léger à travers l’immensité des jours et des déserts. » Fort justement, Myriam Tonus l’appelle « un passeur d’humanité ». Cette interview pourrait se lire comme un testament : « j’approche de la mort, j’attends encore. Il me semble que j’entends enfin ce que j’essaie de dire depuis trente ans, depuis toujours .» mais en réalité, elle est attente, espérance vive : « Il est de la nature de cette Eglise de savoir que ce que dit l’évangile, c'est-à-dire la plénitude du Royaume de Dieu, elle ne l’a pas encore entendu. » Maurice Bellet écrit dans cet écart pour donner un langage à ceux qui n’ont pas de mots pour dire ce qu’ils vivent, il dépoussière et renouvelle le langage de la tradition chrétienne pour exprimer ce rapport à la parole « insaisissable », ce qu’il appelle la parole inaugurale, la présence même de Dieu. Et le Christ est la manifestation de « ça » dans l’humanité. « Qu’est-ce qui reste quand il ne reste rien ? Que nous soyons humains les uns pour les autres. En langage chrétien : l’agapè.» Dans son article, Dominique Dewailly nous le redit à sa manière : « reprendre alors la pensée, la formuler en évitant le jargon, attentif à garder la voie ouverte avec l’ancrage vital de l’origine…" Bonne lecture pour ce numéro fort. Renseignements pratiques :Abonnement 4 numéros par an :10 euros Payable par chèque français à : Les Cahiers de Paraboles 28 rue des Jésuites B-7500 TOURNAI La revue est également en vente au numéro à la Maison Diocésaine de Raismes.
Article écrit par Brigitte ROUSSELLE
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