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Soeur Jean Gabriel s’en est allée…au paradis.Le 5 août 04, Soeur Jean Gabriel Belval, de la communauté des Filles de la Charité du quartier de Dutemple Valenciennes est décédée brutalement. Voici quelques extraits de l'homélie de ses funérailles Sœur Jean-Gabriel s’en est allée … au Ciel
Voici quelques extraits de l’homélie prononcée par Louis Francelle à la célébration des funérailles de Sœur Jean-Gabriel ce lundi 9 août en la chapelle Sainte Bernadette au milieu du quartier où habitent les Sœurs depuis neuf ans. « Trois mots commençant par ‘s’ me sont venus très vite à l’esprit en préparant cette homélie : surprise, service, sourire. Vous comprenez bien pourquoi : la surprise de sa mort brutale, son habitude d’être au service des autres, son bon sourire. La surprise : Ce fut la nôtre et celle de centaines de personnes, dans le quartier, dans le diocèse, dans la congrégation des Filles de la Charité, et bien au de-là. Comment est-ce possible ? Elle, si pleine de vie… Mais la plus grande surprise était pour Sœur Jean Gabriel elle-même. Oui ! elle s’apprêtait à nous quitter… pour Evreux, pas pour le ciel. Elle se préparait à rencontrer de nouvelles sœurs, de nouveaux voisins et à les aimer. Et voilà que vient à sa rencontre, en pleine lumière, Celui qu’elle avait choisi de suivre, le Christ Ressuscité. Quelle surprise, quelle bonne surprise pour elle ! … Le service : Je le retiens parce que Sœur Jean Gabriel, de bien des façons, a été au service…comme le veut la devise des Filles de la Charité : « A la suite du Christ, servir les plus pauvres ». Elle l’a fait à travers sa profession d’infirmière, dans les groupes de partage… dans les responsabilités au sein de sa Congrégation comme au service diocésain de la vie religieuse. Comme elle me le disait il y a peu de temps : « La responsable d’une communauté, c’est ‘la Servante’… … Le Sourire : J’aurai pu commencer par ce mot. C’était le premier contact que l’on avait avec elle. Elle me disait un jour, comme pour expliquer ce sourire et sa gentillesse : « J’ai un bon tempérament ». Mais il y avait un autre secret à son sourire. C’est le Père Garnier qui me l’a dit au téléphone en me transmettant sa peine, sa reconnaissance, son affection, pour vous tous,et en particulier pour les communautés religieuses du diocèse. Il soulignait sa joie de croire, une joie de croire qui faisait envie. Comme lui, je crois vraiment que son sourire n’était pas seulement le fruit de son tempérament, mais plus encore le reflet de cette joie profonde d’être aimée par le Christ. Louis Francelle
Article écrit par PetitReporter CATHOCAMBRAI
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