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Week-end aux sources de la Sagesse

 

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Week-end aux sources de La Sagesse

Le conseil de direction du lycée La Sagesse de Cambrai s’est rendu à Saint Laurent sur Sèvre, maison mère des filles de La Sagesse. Au programme : rencontre avec les autres établissements sous tutelle et réflexion sur la culture La Sagesse.

Qu’est ce que la culture La Sagesse et comment est-elle visible dans nos établissements ? Pour répondre à ces deux questions, sœur Monique a d’abord exposé la culture La Sagesse : « La culture la Sagesse, c’est d’abord une culture d’émerveillement car toute personne est le reflet de la beauté de Dieu. Il faut donc apprendre à regarder, à voir et surtout encourager l’engagement personnel, susciter la participation de tous. C’est aussi une Sagesse d’ouverture pour répondre à une quête de sens, accueillir l’autre dans sa différence, dans son milieu de vie, son environnement. La Sagesse se révèle dans le pauvre pour le relever.  »

Vient ensuite le moment de se retrouver en petit groupe afin de réfléchir sur : « Comment est vécue cette culture dans nos établissements. »  Ce petit temps a permis de confronter nos expériences, d’échanger sur ce que l’on vit dans nos établissements. Dans notre groupe, un premier constat est rapidement établi : les élèves, les enseignants, le personnel connaissent-ils exactement la signification de l’esprit Sagesse ? Savent-ils d’où provient le nom de leur établissement ? Pourtant, celui-ci est bien présent : « Des enseignants comme des élèves venant d’autres établissements me disent avoir ressentis cet esprit. », explique Philippe Magnier, directeur adjoint de La Sagesse Cambrai. « Peut-être parce qu’on essaie, par exemple, de ne pas exclure trop rapidement, de réfléchir à la manière de sanctionner. Nous essayons d’être à  l’écoute de nos élèves. », suggère Françoise Baudelot, CPE.

Autre problème soulevé : arrivons-nous réellement à communiquer cet esprit ? « Il faudrait pouvoir l’expliquer aux nouveaux professeurs, nouveaux élèves. »  Comment faire ? « En parler lors de l’accueil des nouveaux parents, en faire le thème de réflexion d’une journée pédagogique… »  Au-delà de communiquer l’esprit Sagesse, notre groupe déplore le fait de ne pas pouvoir s’échanger plus nos expériences : « Valenciennes et Cambrai sont deux établissements proches géographiques et pourtant, nous ne savons pas ce que fait l’un et l’autre. » Pourtant, l’échange d’idées peut être enrichissante : « La fête des 18 ans  permettant de sensibiliser les jeunes à la citoyenneté est une manifestation lancée dans un premier temps à Cambrai puis repris à Valenciennes. »

D’autres groupes ont aussi souligné que les adultes sont un modèle pour les enfants, les élèves : « Ils peuvent acquérir la culture Sagesse en nous voyant vivre. On ne peut pas blâmer, par exemple, un enfant qui dit un gros mot si nous-mêmes nous ne faisons pas attention à notre langage. On ne peut pas exiger des élèves d’avoir la culture Sagesse si nous ne sommes pas des exemples. »

 

L’après midi, consacré à la culture jeune a permis de mettre en lumière nos différences qui sont autant de richesses. « Les jeunes sont dans l’illusion d’un monde où l’on doit réussir, où l’épreuve, l’échec n’a pas sa place, un monde où l’on ne peut pas se tromper, tomber… Parfois, nous entretenons cette vision. Or l’école doit être aussi un lieu d’apprentissage où certes on parle de réussite scolaire mais aussi un lieu d’écoute, de compréhension, de tolérance. Car les jeunes, ne l’oublions pas sont les pionniers de demain ! »

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Les filles de La Sagesse : des hôpitaux aux écoles…

Louis-Marie Grignion de Montfort, prêtre depuis trois ans, se dépensait au milieu des pauvres de l'hôpital de Poitiers. Chaque jour, il faisait l'expérience de son impuissance face aux nombreux pauvres, marginalisés par la société et malades dans leur corps et dans leur âme. Une jeune fille de la bourgeoisie de Poitiers, Marie-Louise Trichet, avait souvent manifesté au prêtre de l'hôpital son intention d'être religieuse. Un jour, il lui dit: "Venez à l'hôpital". Marie-Louise entra à l'hôpital "en qualité de pauvre". Le 2 février 1703, le P. de Montfort lui remet un habit de couleur grise et d’étoffe grossière, proche de celui que portaient les paysannes de la région, complété par un crucifix et un chapelet pour en faire un costume religieux. A cause de cette vêture, ce 2 février 1703 est considéré comme la date de fondation des Filles de La Sagesse.  En 1714, alors qu’il se trouve à La Rochelle, le P. de Montfort forme le projet de créer une école pour les fillettes pauvres. Il appelle Marie Louise pour réaliser ce projet. Elle se révèle une remarquable pédagogue. En juin 1715, le P. de Montfort rédige la première Règle de la Sagesse et désigne Marie-Louise comme Supérieure de la communauté. C’est aussi ce jour-là qu’il leur indique : « Nommez-vous la Communauté de la Sagesse pour le soin des pauvres et l’instruction des enfants ». Le 28 avril 1716 le P. de Montfort meurt à 43 ans à St Laurent sur Sèvre. En 1720, les sœurs reviennent à St Laurent sur Sèvre. Le 28 avril 1759, 43 ans après le P. de Montfort, Marie-Louise meurt à Saint Laurent sur Sèvre au même lieu et à la même date que le P. de Montfort. Aujourd'hui, cette Congrégation internationale forme un réseau de Filles de la Sagesse à travers cinq continents. Elles oeuvrent non seulement en Europe et dans l'Amérique du Nord, mais aussi dans l'Amérique Centrale et du Sud, en Afrique, en Asie (Inde et Philippines) et en Océanie (Papouasie-Nouvelle Guinée).

Voir aussi : http://fillesdelasagesse.free

 

 

Avis aux « anciennes » et « anciens » de La Sagesse Cambrai

Réservez dès à présent votre week-end du 28 et 29 avril 2007 pour un voyage à la maison mère de la Congrégation des filles de La Sagesse à Saint Laurent sur Sèvre (Vendée). Une occasion de retrouver d’anciennes religieuses, d’anciens collèges de promo, professeurs, surveillantes…

Renseignements et inscriptions au 03 27 82 28 28

 

Article écrit par emmanuel canart.     Publié Lundi 27 novembre 2006 21h14     - 1130 visites

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