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Lourdes : le monde à l'envers ?A Lourdes, les malades sont premiers et c'est un privilège de les servir. A Lourdes, les malades sont premiers, ils nous ouvrent la voie et c'est un privilège de les servir. Ma fille nous a persuadés, ma femme et moi, d'aller à Lourdes, cet été, avec le pèlerinage diocésain, en tant qu'hospitaliers (les hospitaliers sont les pèlerins qui accompagnent les malades et s'occupent d'eux pendant tout le pèlerinage). En arrivant là-bas, j'ai eu l'impression d'avoir pris une navette spatiale et de débarquer sur une autre planète, une planète comme la nôtre, si ce n'est que là-bas, c'est le monde à l'envers. A Lourdes, les malades sont premiers, ils nous ouvrent la voie et c'est un privilège de les servir. Oui : "A lourdes, les malades sont premiers, ils nous ouvrent la voie et c'est un privilège de les servir." N'est-ce pas le monde à l'envers ? A Lourdes, on découvre que les malades sont notre trésor le plus précieux. Ils nous précèdent dans la foi, sur les chemins inévitables de la souffrance. Au début je croyais passer devant eux quand je les tirais chaque jour, dans des charrettes, jusqu'aux différents lieux de culte… jusqu'au jour où j'ai compris que c'était eux qui passaient devant moi, pour m'ouvrir la voie et m'enseigner… …Ce jour là, il pleuvait à torrents, tout le monde était trempé. Je me tourne vers le malade que j'avais amené devant la grotte pour y assister à la messe et je lui dis : "Quel sale temps, hein ! Ça ira quand même ?" Et ce monsieur me répond : "Mais on n'est pas ici en vacances. On est venu en pèlerinage. S'il pleut, c'est que Et le péché, c'est de ne pas suivre le commandement que son fils Jésus nous transmis : Aimer Dieu de toute notre âme et de toutes nos forces et aimer notre prochain comme nous même… …Un autre jour, j'avais conduit une malade sur un lieu de culte et je l'avais laissée, comme d'habitude, parmi les autres malades. Quand je suis revenu la chercher à la fin de la cérémonie, elle m'a dit, surprise et émerveillée : "Vous m'avez reconnue ?!" Elle était émerveillée de ne plus être une malade parmi d'autres… mais une personne qu'on reconnaît parce qu'elle mérite d'être aimée. Bien sûr, les malades qui viennent à Lourdes, espèrent une guérison miraculeuse. Mais il y a quantité des gens bien portants qui ne sont pourtant pas heureux. A Lourdes, on découvre que le plus grand miracle, c'est d'être aimé. · Le miracle de Lourdes, c'est que les malades découvrent qu'ils méritent d'être aimés malgré leur maladie et même qu'ils méritent d'autant plus d'être aimés qu'ils sont malades. · Le miracle de Lourdes, c'est de voir des jeunes qui se dévouent, des jeunes qui consacrent une semaine de leurs vacances à se mettre au service des malades. · Le miracle de Lourdes, c'est de croiser un groupe de jeunes qui remontent la rue en chantant et d'apercevoir, parmi eux, un jeune handicapé de leur âge, ravi, qu'ils tiennent à tour de rôle par la main. · Le miracle de Lourdes, c'est de voir, au retour, ces mêmes jeunes pleurer sur le quai de la gare, quand ils lui disent au revoir, parce qu'ils comprennent, tout à coup, que c'est lui qui les faisait chanter. · Le miracle de Lourdes, c'est quand on se réveille le lendemain et qu'on découvre un monde gris… à faire fleurir. Un monde à remettre à l'endroit par le miracle de l'amour. C'est pour cela que Gérard Pique
Lecture conseillée : Le message de la Vierge à Lourdes sur le Site internet des Sanctuaires Notre-Dame de lourdes
Si quelqu'un a de belles photos du pèlerinage qui pourraient illustrer cet article, merci de me les envoyer par E.mail.
Article écrit par Gérard PIQUE
Publié Mardi 28 aout 2007
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