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La solidarité au coeur: la soirée

Dans un des coins du diocèse qui a vécu le plus de chocs économiques, un des secteurs le plus marqués par la précarité, zoom toute une journée sur la solidarité . Des échos de la soirée.

18h, ce mardi 28 octobre, salle du parc Lebret de Denain…
Un beau petit monde est là, heureux de se retrouver, d’échanger, de dire bonjour et de partager un petit en-cas. Monseigneur est attendu, mais les organisateurs avaient prévu le retard ; c’est vrai que lorsqu’on va voir dans la journée un CCAS, La CLCV, des acteurs des associations, mais aussi des visages qui vivent la précarité, ça ne peut pas être « ric et rac », forcément, il faut écouter, entendre et compatir…
 
Puis, ça y est ! On commence !
Gisèle explique le fonctionnement : « on va tirer au sort des situations, et si quelqu’un se sent concerné, il vient prendre la parole. »
Première situation : « Je suis étranger et nomade, expulsable… »
Et de suite, on parle des personnes du voyage et des roumains Rom’s… On parle de ces terrains pour les gens du voyage, bien peu nombreux encore ; mais aussi de l’immense misère des étrangers nomades : « rien n’est fait pour eux… et ils ont une culture difficilement compréhensible. Mais s’ils sont là, c’est qu’ils vivent des persécutions là-bas et la misère d’ici n’a rien de comparable avec là-bas. »
 
« Eau, électricité, loyer à payer le même mois… »
Quelqu’un d’un CCAS intervient, parle de ce discernement à avoir, des dossiers à moyenne économique à 6€/jr/personne, des bons alimentaires, des personnes qui vivent sans eau chez elles. Le Secours Catholique surenchérit : 15 à 20 dossiers chaque mois, les interventions dans les familles pour payer Edf, de bien souvent la honte d’aller tout de suite demander et la dette qui s’accumule, et les coupures. La CLCV explique l’éducation des famille pour éviter les gaspillages.
 
« Je suis dans la mouise, je ne vais pas bien, j’ai faim. Où m’adresser ? »
C’est quelqu’un du Secours Populaire qui intervient et parle des colis alimentaires réguliers, des chéquiers pour avoir des légumes frais, et de l’augmentation des demandes. Elle parle aussi du Secours Islamique qui organise des repas fraternels sur Valenciennes. Les Restos parlent de ces 200 familles qui viennent avec un souci d’aider à bien manger.
 
« Je suis seule, je sais faire la cuisine, j’essaye de me réinsérer dans la vie »
Et ce sont ces ateliers de ‘Main dans la main’ ou de ‘Mieux Vivre’ ou ceux des centres sociaux qui sont évoqués : « pour des personnes seules, faire des choses ensemble, les gens se prennent en main par des ateliers cuisine, vie quot, … et c’est aussi l’échange des solutions à certains problèmes qui se fait de façon informel. Ça permet du lien social. »
 
Puis, l’heure tournant, on écoute chacun …
« Nous, les Anciens Combattants, on croit souvent que ce n’est que des défilés et puis c’est tout. Non, il y a vraiment une solidarité dans les aides, dans les conseils et démarches administratives… Je passe des journées à discuter. »
 
Monseigneur intervient de temps en temps : « écouter, dire les droits et les devoirs… »
« Vous vous rendez compte de ce que nous faisons ce soir : rencontrer un autre que moi-même… »
 
Et c’est vrai que nous sommes riches des expériences de solidarité des uns et des autres , avec de réelles surprises…
 
Les réactions des participants reflètent cette soirée.
« C’est vrai qu’il y a de plus en plus de personnes dans le besoin », dit la personne du CCAS d’Haveluy. « J’entends parfois des retraités, de personnes qui ont travaillé dur toute leur vie : ‘je ne peux plus donner à mes petits enfants’, parce quand le mari décède, il reste que la moitié de la retraite… Mais cette soirée, c’est réconfortant ; il faut s’entraider, s’écouter, surtout écouter, sans juger les gens. Je contacte beaucoup les autres associations, je m’intéresse beaucoup, ça me permet d’orienter les personnes. J’ai toujours peur qu’une personne dans le besoin reste seule et qu’on ne l’aide pas. »
 
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Article mis en ligne par com com    Publié Mardi 11 novembre 2008     - 4875 visites
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