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16 AVANTAGES SOCIAUX ET COMBAT

L’aspect santé devient une priorité. Des dispensaires sont ouverts tenus d’abord par les Sœurs et au fur et à mesure, par des infirmières DE. Des coopératives permettent au personnel de s’approvisionner à un moindre coût, avec paiement différé.  
A partir de 1935, l’ouverture se précise sur le côté sportif. Des stades sont ouverts avec équipements adéquats. Ils sont mis à disposition de Sociétés sportives de Mineurs dont le Président est le plus souvent l’Ingénieur de la fosse. Plusieurs disciplines regroupent des équipes ; football, basket, athlétisme, qui se mesurent avec leurs homologues communales, au niveau fédéral.
Pendant vingt ans, l’action syndicale ne se dément guère. L’influence de la CGT, omniprésente à la fin du conflit, se voit atténuée par l’arrivée d’un Syndicat Libre qui veut promouvoir la doctrine sociale de l’Eglise. Il prendra plus tard le nom de «CFTC des Mineurs ». Il n’empêche que le bassin sera secoué par des grèves, pour motifs divers, touchant à l’augmentation des salaires ou aux conditions de travail et de sécurité. Elles sont quelquefois dures, avec interventions sur les carreaux des forces de la gendarmerie mobile, à pied ou à cheval. Quelquefois, elles sont moins suivies, se limitant à quelques jours d’action.
En 1936, l’arrivée au pouvoir du Front Populaire permet l’instauration des 40 heures et des congés payés.

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Distribution de pain lors des grèves de 1936

 

Une grève de plusieurs semaines, avec occupation des locaux dans une certaine décontraction, ponctue cette avancée sociale. Les mineurs comme les autres vont ainsi bénéficier des avantages que confère la loi. Pour la première fois, dans tout le bassin, ils peuvent quitter leur cité pour prendre deux semaines de repos pendant la seconde quinzaine du mois d’août. Beaucoup, néanmoins, préfèrent rester sur place pour s’adonner aux travaux horticoles. A la limite, ils iront prendre une journée de détente à la mer ou dans les stations locales qui se créent. La suite des événements viendra vite contrarier les velléités de voyage.
Pendant vingt ans de prospérité des Compagnies minières, l’accumulation de facilités accordées au personnel, met celui-ci dans une étroite dépendance de vie. Les cités deviennent, de plus en plus, des endroits repliés sur eux-mêmes. Les seules ouvertures sur le monde extérieur se résument dans les relations avec les administrations officielles. Dénoncée comme une volonté paternaliste, cette situation constitue néanmoins un bien-être appréciable pour les bénéficiaires. En contre partie, elle les habitue à un engourdissement dans leurs prises de responsabilité en tous domaines. Cela se ressentira longtemps.
Le désastre qui va sévir quelques années plus tard viendra corriger en partie cet état d’esprit.
Dispensaire de la Solitude  à Frais Marais 5820279  
Dispensaire de la Solitude à Frais Marais
Dispensaire de la Solitude à Frais Marais

Dispensaire de la Solitude à Frais Marais 1926


Avantages sociaux et combat

En 1936, les problèmes sociaux et la menace fasciste entraîne le succès du Front Populaire aux élections. La France connaît alors une extraordinaire vague de grèves. De nombreux ouvriers occupent les fosses. Ils obtiennent des hausses de salaire ainsi que la limitation des méthodes de rationalisation du travail. Ils bénéficient désormais des avantages de la semaine de 40 heures et de 15 jours de congés payés.
Ces combats et revendications syndicales font partie intégrante de l’histoire des mines et des évolutions au XXe siècle. Vous pouvez les retrouver sur la grande fresque historique qui, dans l’exposition Les Trois âges de la mine du Centre Historique Minier, illustre les évènements politiques et économiques du bassin minier.

Centre Historique Minier - Fosse Delloye - 59287 Lewarde
Tél. : 03 27 95 82 82 - www.chm-lewarde.com

Article publié par Michel Dussart • Publié Mercredi 18 juillet 2007 - 12h28 • 5324 visites

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