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Colloque sur la famille en images

Samedi 23 janvier 2010 a eu lieu à Douai un grand colloque sur la famille organisé par le groupe oecuménique de Douai qui fêtait ses 40 ans. Retrouvez en images le travail effectué en ateliers et lors de la table-ronde.

    Ce colloque est le fruit de deux années de travail du groupe œcuménique de Douai, qui a choisi ce thème de la famille pour fêter les 40 ans du groupe ! Deux raisons majeures  d’avoir choisi ce thème :

 

  • Première raison :

   Nous les membres de ce groupe, membres de la même famille des frères et sœurs de Jésus, nous vivons dans notre groupe comme dans toute famille, les hauts et les bas entre nos églises, et parfois à l’intérieur de nos églises ! mais, la prière du Christ rappelée en St Jean au chapitre 17: « Père qu’ils soient Un ! » et l’oracle de Dieu à Zorobabel : « au  travail, Je suis avec vous ! » retentissent en nos cœurs  donc ,nous travaillons sans cesse, poussés par l’Esprit Saint à construire l’Unité, dans l’esprit fraternel, l’écoute, le dialogue, les actions concrètes, pour être dans Douai un signe visible de communion entre nous.

 

  •  Deuxième raison :

   L’éclatement de nombreuses familles avec ses cortèges de souffrances adultes et enfants, nous touche en plein cœur et ébranle aussi toute notre société, notre nation, tant il est vrai que l’équilibre de vie d’une famille, est la base et le fondement de l’équilibre  de la vie d’un quartier, d’une ville, d’une nation ! Nous avons désiré comprendre ce qui se passe aujourd’hui dans notre société française, dans nos familles et peut-être modestement faire des propositions pour éviter d’aller tous ensemble vers…une explosion atomique de notre société quand dans les couples, noyau de base de la société, les fissures se multiplient !

    Pour comprendre ces tremblements dans les familles, nous sommes entrés en dialogues approfondis entre chrétiens de nos églises, et aussi avec ceux qui ont vocation dans notre cité à aider les familles. Nous avons aussi scruté la Bible quand elle dit l’alliance H-F, et nous avons aussi scruté les lois de la république définissant le droit de la famille.

 

 

Pour ce faire, nous avons sollicité l’aide de:

  • Christian Godin : ancien bâtonnier,
  • Ghislaine Baras : infirmière sophrologue au centre de soins en alcoologie au CH de Douai, formée aussi aux thérapies familiales et animant des groupes "paroles enfants-parents",
  • José et Caroline Dias : couple pastoral de l’Eglise baptiste formé à l’exercice de la relation d’aide,
  • Marie-Françoise Delaby exerçant à la C.A.F. de Cambrai, et  
  • Volkmar Jung : théologien et pasteur de l’église luthéro-réformée.
  • Nous avons demandé au Pasteur Jean-Arnold de Clermont, au Père Dominique Foyer et au Père Bruno Feillet d’éclairer notre recherche par trois grandes conférences cette année.

    C’est ce travail qui était proposé à tous dans les ateliers et la table ronde du 23 janvier! Jour de joie pour notre groupe oecuménique car ce long et patient travail de 40 ans et particulièrement, ces deux dernières années, sur ce thème de la famille, a pénétré nos âmes et nos cœurs, et la confiance  et l’esprit d’unité entre nous en sont comme renouvelés ! Qu’il en soit ainsi dans les toutes les familles, c’est le but de ce colloque !

 

Les différents ateliers étaient:

 

  • Atelier juridique : Droit de la famille en mutation, Evolution des lois sur l’adoption, Projet de loi sur l'autorité parentale.
  • Atelier de l’enfance à l’adolescence : Difficultés de la petite enfance, Problématique de l’adolescence, Gestion des crises parentales. 
  • Atelier témoignages : Vivre nos valeurs aujourd’hui, Gérer les crises, Résister dans l’espérance.
  • Atelier famille: Fragilisation des familles aujourd’hui, Vie de famille et vie professionnelle, Les différents partenaires sociaux.
  • Atelier théologique: Bible et mariage, Pertinence des textes bibliques, Nouveaux enjeux théologiques. 

    La table-ronde a débuté par le visionnement d'un micro-trottoir, réalisé début janvier 2010 dans une rue commerçante de Douai à partir de questions suggérées par les responsables d'ateliers.

 

     Les responsables d'ateliers ont donné une synthèse rapide du travail effectué et un questionnement aux intervenants.  Le Père André Merville, animateur de la table-ronde a donné la parole aux trois intervenants, Pasteur Jean-Arnold de Clermont, Père Dominique Foyer, Père Bruno Feillet. Voici quelques réactions:

  • On ne peut pas parler de droit à l'erreur pour le mariage: une erreur ne s'anticipe pas, on a droit au risque!
  • Il faut dire le positif, parler des mariages qui tiennent. Il faut reconnaître les difficultés et surtout dialoguer, seule source de solution possible.
  • Pas de mariage coûte que coûte! Dieu se soumet au consentement de ceux qui veulent se marier, Dieu sème partout...
  • On peut être un couple authentique, durable, sans être marié à l'Eglise, la cellule couple est très importante dans la société.
  • Il n'y a pas de mariage sans crise. Aujourd'hui, c'est la culture de la performance, de la réussite immédiate. Toute crise est devenue une catastrophe dans la vie...
  • Le mariage n'est pas un contrat mais un engagement...
  • Un désaccord n'est pas séparation, ce n'est pas la fin de tout.

Seconde partie du colloque - Trois questions ont été posées aux intervenants:

 

P. Dominique Foyer :

Face aux bouleversements accélérés des rapports sociaux,

l’institution familiale est-elle encore un modèle

à privilégier, à soutenir, à sauvegarder, à faire évoluer ?

P. Jean-Arnold de Clermont :

Sur quoi se fonde la pertinence du modèle familial

hérité de la tradition judéo-chrétienne ?

P. Bruno Feillet :

Comment rendre-compte de la contribution à la vie sociale

de ce modèle familial?

 

Voici quelques-unes des réponses:
  • Le modèle de la famille peut évoluer, mais il faut faire tenir et vivre ensemble 3 éléments de notre identité: la différence des sexes, la différence entre générations, la différence des appartenances (la famille et les autres).
  • Découverrte d'un Dieu qui parle dès le 1er jour, à la création, aux prophètes... Dieu a un projet pour l'humanité. Il faut insister sur l'importance du mariage civil, base d'un projet, dialogue de l'homme et de la femme dans le projet de Dieu.
  • Il faut passer du contrat à l'engagement, la foi ne peut pas se dire en dehors de la culture: la dignité de la femme essentielle, on ne choisit pas son sexe...

 

    Un auditeur est intervenu pour parler de la différence observée par rapport à la société africaine : au Togo le mariage est un ensemble qui commence dans la tribu et se termine à l’Eglise. Les lois sur le mariage sont les mêmes qu’en France, elles en viennent d’ailleurs, mais le vécu est tout autre... Les témoins sont considérés comme parrains et marraines, et s’engagent vraiment pour que le couple résiste ! ... Et quand il y a divorce, en fait il y a nullité du mariage.

 

Troisième partie du colloque -  question aux trois intervenants :

 

Quels points d’attention concrets proposer

à ceux qui cherchent,

à ceux qui veulent rester fidèles,

à ceux qui ont été contraints de prendre d’autres chemins ?

 

Voici quelques-unes des réponses:

 

  • Accepter ne pas être parfait: la culture de la réussite est une erreur, le zéro faute n'existe pas, il faut les yeux de la foi.
  • Nous sommes pris entre 2 dimensions : l’individualisme et la mondialisation. D’où l’importance de toute cellule humaine qui évite l’enfermement et la noyade. Il faut aider à décrypter la situation dans laquelle nous vivons.
  • Nos Eglises doivent accompagner, marcher avec ceux qui doutent : « accueil, accompagnement, pardon : annonce d’une nouveauté toujours possible ».
  • On se marie non parce qu’on s’aime, mais parce qu’on veut s’aimer, et cela malgré ses défauts.

Comment nos Eglises, à travers leur vision du mariage, peuvent-elles

permettre aux couples, aux enfants, aux parents ou grands-parents,

de mieux construire leur vie de famille ?

 

Voici quelques-unes des réponses:

 

  • Il faut une exigence par rapport aux différents modèles de vie à deux.
  • Que fait-on après le mariage ? Les 5 ans qui suivent sont clés dans la construction du couple, de la parentalité.
  • Accompagnement des couples divorcés : Nous avons accompagné avant le mariage, nous avons une responsabilité de suivi.
  • Qualité de la décision, gage de facilité pour traverser les crises de demain. Qualité de la parole : discuter et rediscuter de tout. Le pardon : gestion de la mémoire vive, consentir à une nouvelle personnalité. La fidélité  : respect de l’autre et tout faire pour son bonheur.
  • Servir l’autre, faire l’expérience de Dieu
  • Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le défasse pas !

 

Messages d’espérance aux familles pour reprendre le chemin :
 
  • Quand tu as plusieurs possibilités, choisis toujours le meilleur chemin… celui du Royaume de Dieu et sa justice.
  • Semons l’espérance, annonçons : souvenons-nous de la parabole des 10 lépreux, les 10 ont reçu la Parole, ont été guéris, mais seul l’étranger est revenu rendre grâce.
  • Des mots d’espérance : Fidélité et trois valeurs, Partage (partage de la Parole de Dieu, partage avec les hommes et les femmes de ce monde), Pardon, Confiance.

 

 

Merci à tous ceux qui nous ont donné leur précieux temps

en ce samedi après-midi!

Leur présence nous a fait chaud au cœur !

Merci à M. Mahieu directeur de l'institution Saint-Jean

qui a mis ce magnifique bâtiment à notre disposition !

 

 

 

Article publié par Marie-France GUERIOT • Publié le Mardi 26 janvier 2010 • 9286 visites

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