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Monseigneur Malle, évêque de Gap, invité du Saint-Cordon : "Ayons ce courage d'être des disciples missionnaires !"

Monseigneur Xavier Malle, invité de ce 1014e Tour du Saint-Cordon, est né en 1965 à Valenciennes. Ce samedi, l'évêque de Gap nous a confié sa joie de revenir sur ses terres natales et de participer à cet événement.

Monseigneur, cela peut paraître surprenant. Vous, le natif de Valenciennes - il y est né le 14 septembre 1965 -, participez ce week-end à votre premier Saint-Cordon. Comment l’appréhendez-vous ?

Effectivement, je suis né à Valenciennes, à l'Hôtel-Dieu. J'ai été baptisé dans sa chapelle. Mes parents ont déménagé très rapidement à Strasbourg, quand j'avais un an. On ne peut donc pas dire que je connaisse parfaitement Valenciennes, mais cela apparaît dans tous les papiers administratifs. J'ai surtout beaucoup de famille dans la région, à Arras, à Lille... Quand je suis arrivé ici [dans le Nord] vendredi, je me suis tout de suite senti chez moi, avec les maisons en briques. Quand le nonce m'a annoncé que j'étais nommé évêque de Gap [en 2017], je lui ai dit : "Vous ne pouvez pas nommer un gars du Nord dans le Sud..." Il m'a répondu : "Gap, ce n'est pas le Sud, ce sont les montagnes". Il avait raison : ce sont les montagnes et je les aime beaucoup. 

Comment ce retour sur vos terres natales s’est-il organisé ?

J'ai été invité par l'archevêque [Monseigneur Vincent Dollmann] et par le recteur de la basilique du Saint-Cordon, le père Jean-Marie Launay, que je connais, parce que j'ai moi-même été recteur d'un sanctuaire, à l'Ile-Bouchard [diocèse de Tours], celui de Notre-Dame-de-la-Prière. C'est une joie pour moi d'être là. Je mesure toute l'importance de ces célébrations, de ces pèlerinages qui sont, à la fois, des fêtes populaires et une expression de la foi populaire. Notre pape François insiste beaucoup là-dessus. Comme recteur, j'ai accueilli et mené beaucoup de pèlerinages et j'ai toujours été ému par la foi de ces personnes qui venaient. Dans mon diocèse, j'ai la joie d'avoir le sanctuaire de Notre-Dame-du-Laus. J'aime beaucoup ces ambiances de pèlerinages, cela me tient à coeur. J'ai beau avoir cherché, je n'ai pas trouvé de telles traditions millénaires à Gap. Il reste une seule confrérie dans notre diocèse, celle de Saint-Guillaume. Tous les ans, il y a un pèlerinage sur les hauteurs d'Embrun (Hautes-Alpes).

Que vous inspire cette tradition millénaire à laquelle les habitants de notre diocèse sont tant attachés ?

Pour moi, c'est la foi par les pieds. C'est anthropologique. On a eu, un moment, le défaut de penser qu'on était tous de grands intellectuels, qu'il fallait rester sagement sur son banc. Mais, non ! On est incarné, on a un corps. Marcher vers un lieu sacré, ça nous prend tout entier, il y a une unité corps-âme-esprit. 

Si vous aviez un message à faire passer aux habitants de notre diocèse à l'occasion de cette grande fête…

Il faut une certaine volonté pour se décider. Faire le Grand Tour du Saint-Cordon nécessite de sortir de sa zone de confort. N'hésitez pas à sortir de vos églises, d'aller à la rencontre des personnes, d'aller évangéliser ! Sortir, c'est le grand verbe du pape. Ayons ce courage d'être des disciples missionnaires !

 

S. P.

 

 

 

Photo : Monseigneur Malle a été accueilli par Monseigneur Dollmann à l'archevêché

Article publié par Service communication • Publié le Vendredi 09 septembre 2022 • 773 visites

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