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Homélie de Mgr Dollmann
1er dimanche de Carême 2024 et messe des bienfaiteurs

Homélie 1er dimanche de Carême 18 février 24 Messe pour les bienfaiteurs défunts et aux intentions des personnes qui soutiennent financièrement le diocèse

Après le déluge, le Seigneur établit une alliance avec Noé et sa descendance, seuls rescapés. Il garantit la vie des êtres vivants et fait de l’arc-en-ciel le signe de son engagement. Dieu le créateur se révèle comme le sauveur, il n’a pas créé pour détruire, c’est le démon et ses anges qui entrainent l’humanité à défigurer la création et à saboter l’œuvre créatrice. Bien plus à travers le signe de l’arc-en-ciel, pont entre ciel et terre, Dieu indique non seulement qu’il attirera toujours vers la vie mais qu’il franchira le pont entre ciel et terre pour conduire l’humanité dans la lumière de la vie.

Ainsi Jésus au début de son ministère vivra quarante jours au désert pour faire face à Satan, le tentateur des hommes et le saboteur de la création. Jésus ne s’est pas laissé séduire par la facilité de l’avoir et du pouvoir, ni décourager par l’exigence de la fidélité dans le bien. Il a mené le combat sous le regard de Dieu son Père et en lien avec lui ; l’évangile nous indique qu’au cœur de la lutte, « les anges le servaient » (Mc 1,13). Les tentations de Jésus au désert manifestent la réalisation des promesses de Dieu : Jésus est bien l’arc-en-ciel, le pont de lumière entre ciel et terre pour mener à nos côtés le combat contre le mal et pour nous éclairer le chemin vers Dieu. Les tentations de Jésus renvoient ainsi au salut que Jésus a porté au monde par sa croix, à savoir l’arrachement de l’humanité aux griffes du mal et de la mort, et son élévation au ciel.

 

Ce combat de Jésus contre le mal et sa fidélité au service du Règne de Dieu ont été effectués comme le souligne l’évangile, sous l’action de l’Esprit Saint. L’Esprit de Dieu manifeste que Jésus accomplit les promesses de Dieu et porte son salut au monde. Cet Esprit, il l’a transmis à son Eglise pour qu’elle lui permette de poursuivre son œuvre à travers l’espace et le temps.

Les disciples du Christ sont porteurs de son Esprit, ils le reçoivent au baptême et renouvellent son accueil par les sacrements et la prière. Comme pour Jésus, ils ont à participer au combat contre Satan et à servir le Règne de Dieu. Le Carême nous offre un temps béni pour renouveler notre foi, bien plus notre consécration baptismale au Christ. Avec les catéchumènes dont j’ai présidé hier l’appel décisif en vue du baptême à Pâques, nous cherchons à renforcer notre attachement au Christ en le laissant nous purifier de tous les obstacles et nous illuminer par sa Parole.

 

Cette mission de purification contre le mal et d’illumination dans la Parole de Dieu, l’Eglise la poursuit non seulement au Carême, mais tout au long de l’année. Les prêtres ont à guider les baptisés dans cette mission, ils sont épaulés par de nombreux collaborateurs notamment des laïcs dont une cinquantaine sont salariés par le diocèse.

La participation à la mission de l’Eglise passe également par le soutien financier, notamment par le denier de l’Eglise. Je rends grâce pour ce soutien précieux qui me permet de verser chaque mois un traitement aux prêtres et aux laïcs au service du diocèse.

Cependant la crise économique et morale impacte les moyens financiers du diocèse, nous entamons nos réserves pour le versement des traitements et bloquons le renouvellement de missions salariées. Les donateurs sont plus généreux, mais leur nombre baisse chaque année.

Pour assurer la poursuite de la mission de l’Eglise dans notre diocèse plus que jamais, il nous faut le soutien de tous. Si chaque baptisé qui est en contact habituel ou ponctuel avec les paroisses, les écoles et les mouvements, donnait un euro par mois pour le denier, nous pourrions envisager les enjeux financiers plus sereinement.

 

La participation au denier de l’Eglise n’est pas seulement un choix d’adhésion à la vie de l’Eglise, elle exprime notre attachement au Christ qui continue d’agir à travers son Eglise comme le rédempteur et le sauveur de l’humanité.

Pour chacun d’entre nous quel que soit notre niveau de vie, il est bon de s’interroger sur notre soutien financier à la vie de l’Eglise et sur notre disponibilité à oser en parler autour de nous.

Si l’Eglise est pour nous, le lieu et le temps où Jésus poursuit son œuvre de salut, nous avons comme membres de l’Eglise à nous interroger sur notre participation de corps mais aussi de cœur.

Que Dieu nous donne, selon la prière d’ouverture, « de progresser dans l’intelligence du mystère du Christ et d’en chercher la réalisation par une vie qui lui corresponde ».

Article publié par Service communication • Publié le Lundi 19 février 2024 • 193 visites

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