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Même sur des friches, ça peut fleurir

Un bus dans le passé et vers l'avenir

C'est en premier un temps "transversal" au 4 paroisses qui est visité : comment peut-on regarder le Denaisis autrement qu'avec le défaitisme, ou les préjugés ? Comment se rendre compte que là, dans le Denaisis, il y a des atouts et des enjeux qui peuvent permettre de nous projeter vers l'avenir... à condition que nous le voulions réellement ... à tout niveau ! à commencer par "moi" et l'envie de ne pas baisser les bras !

L'après-midi et la soirée étaient ouverts à tous, avec comme thème: "et si nous pensions à l'avenir... ?"

 

Un bus est devant le fast food de Denain, prêt à partir: nous attendons Monseigneur, l'équipe de pilotage qui arrive de Wallers...

Embarquement immédiat pour la salle des Expositions.

Là grâce à Jean-Claude, à ses photos, et à son plan d'Usinor, nous nous rendons compte de l'importance d'Usinor il y a 25 ans : "135 km de voies ferrées... On arrivait à 2000 tonnes jour...Plus de 7000 personnes en direct, près de 22000 en tout, avec les filiales...On avait investi dans le matériel, et on installait encore des nouvelles machines quand la nouvelle est arrivée de la fermeture; ça a été un coup de matraque pour toute la région...On a essayé de résister , de manifester..."

Jean-Claude est passionné et intarissable ... Mais il montre le parcours que nous allons réaliser...

 

Et c'est parti pour une vingtaine de km en bus...Nous passons devant les bâtiments encore existants: "là c'est une entreprise qui récupère les bouteilles d'acétylène... là c'est une entreprise de coffrage...

Puis c'est le premier arrêt, un hangar apparemment modeste . C'est le fameux "Bassin du Radou" si cher à Jean-Claude.

Pour y entrer nous baissons la tête  et sommes dans un autre monde. Un immense hangar, deux pont roulants pouvant porter plus de 60 Tonnes. Là bas au bout, un système de sas-écluse. Et surtout la cale sèche avec deux énormes péniches, un petit bateau... "C'est le seul lieu où on peut réparer une péniche assez importante, entre Paris et la Hollande..." On ouvre la porte au fond et voyons le canal et le bras de l'Escaut jusqu'aux portes du Bassin. Juste à proximité un immense terrain où les lapins doivent bien s'amuser . Et nous avons peu de peine à imaginer là une entreprise qui utiliserait ensuite l'Escaut. "Il faudrait que les voies navigables enlève la vase qui depuis des années s'est accumulée; mais ce bras de canal a été conçu pour recevoir des péniches remplies à ras bord..."

"Ce bassin, ce serait une superbe occasion pour la construction de barges si  la liaison est-ouest est réalisée en même temps que Paris-Dunkerque à grand gabarit !"

 

Nous reprenons la route... Passons devant Denain Logistique , un énorme hangar de 20000m² qui sert d'entrepôt pour les engrais ou le blé ou l'orge.

Nous arrivons le long des quais où, justement une péniche se remplit d'orge.

"On a enlevé les deux grues-ponts; c'est dommage !" Et d'expliquer la chance de ce lieu, pas loin de l'écluse..."

 

"les terrains pollués ?" pose-t-on en remontant dans le bus ... Et de nous montrer un terrain en friche: "celui-ci non, il y a possibilité ! il ne recevait que de l'eau " Et le passionné parle : "C'est vrai, beaucoup de lieux sont 'pollués', c'est à dire, une fois, une grue est venue, en en creusant s'est empêtrée dans des câbles électriques. Mais ce n'est pas la même pollution que Métalleurop, qui pourtant a été dépolluée en un an !"

Et de s’emballer : « Dans le temps, les maisons étaient à proximité des ateliers, et il y avait du travail jour et nuit et du bruit jour et nuit ; et les personnes allaient quand même dormir, malgré le bruit. Quand j’entends qu’on se mobilise maintenant parce qu’un ventilateur couine dans une entreprise et qu’on empêche le développement, ça me pose question… »

Nous entrons dans le bus, avec dans la tête « les temps ont vraiment changé ! ».

Nous passons sous un pont, celui de l’autoroute Valenciennes-Douai et nous nous rendons compte d’un nouvel atout. « C’est un emplacement idéal pour le fluvial, mais aussi pour le routier ; il suffirait de rajouter une desserte directement sur zone… »

Puis nous arrivons à Lourches, près d’un parc. Quelques personnes y font du sport, à l’emplacement d’une usine.

Le temps de reprendre le bus, et c’est le retour via Escaudain pour voir jusqu’où allait l’entreprise… Le tour est terminé, mais dans les esprits , plein de questions et plein d’imagination : « pourquoi ces idées pas plus tôt ? et si on avançait ? »

Article publié par com com • Publié Vendredi 24 octobre 2008 • 8472 visites

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