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Notes sur la conférence de P. Watine

Voici les notes prises par un des participants à la conférence "Vatican II et le renouveau oecuménique" du 11 janvier 2012,à Douai (elles n’ont pas été relues par Pascale Watine).Vous trouverez très bientôt le texte de la conférence sur le site du diocèse

 

Voici les notes prises par un des participants

à la conférence de Mme Pascale WATINE,

mercredi 11 janvier 2012 à Douai,

et qui n’ont pas été relues par Pascale Watine.

 

Vous trouverez très bientôt le texte de la conférence sur le site du diocèse.
En attendant, voici quelques notes qui résument cette soirée :

 

Salle comble Maison Notre-Dame pour cette première conférence dans le cadre du 50ème anniversaire de Vatican II donnée par Mme Pascale WATINE, professeur de théologie à l'Université Catholique de Lille :

« Vatican II et le renouveau œcuménique » selon le souhait de notre Evêque et à l’invitation du Père Dominique Foyer :

 

·         Si le Concile Vatican II marque l’entrée et l’engagement de notre Eglise dans le mouvement œcuménique, il est le fruit, dans le souffle de l’Esprit Saint, d’une longue étape préparatoire notamment ( Le Père Portal  à la suite d'une rencontre avec Lord Hallifax contribua au développement des relations avec la communion anglicane, dès la fin du XIX° siècle, 1910 : appel par les églises à répondre à « Qu’ils soient un » ,  le cardinal Mercier, qui accueillit les conversations de Malines entre anglicans et catholiques au début des années 1920 pour restaurer unité visible de l’église telle que le Christ  la veut, 1920 :appel du patriarcat  de Constantinople :suppression du prosélytisme et le rétablissement des liens de charité entre toutes communautés chrétiennes , (protestantes ,anglicanes ,orthodoxes), Dom Lambert Beauduin, qui fonda à Amay puis Chevetogne (Belgique) un monastère bénédictin orienté vers le dialogue avec l'Orient chrétien. Le Père Christophe-Jean Dumont, qui contribua à la fondation du centre œcuménique Istina (la vérité, en russe) à Paris, Le Père Couturier, qui à partir de 1933 réorienta l'octave de prière pour l'unité du 18 au 25 janvier ( ouvrant  à l’œcuménisme spirituel )Le père Yves-Marie Congar, qui publia la première synthèse théologique sur l'œcuménisme : Chrétiens désunis, principe d'un œcuménisme catholique, en 1937, la fondation de Taizé en 1940 ( communauté œcuménique comme réalité vécue au quotidien). L'Abbé Louis Willebrands, qui fonda en 1952 la Conférence catholique pour les questions œcuméniques. Le Père Gustave Thils, qui en 1955 publia une Histoire doctrinale du mouvement œcuménique. Les contacts du futur pape Jean XXIII et les églises d’Orient , la création du groupe des Dombes et ses appels à la conversion des églises, la création en 1960 du Secrétariat pour la promotion de l’unité et lui demande de solliciter l’envoi par les autres églises des observateurs au concile (notre Eglise pense encore alors que se réformant elle ouvrira grand les bras aux frères séparés .et celle du  Conseil pontifical pour l’unité  en 1980 ;puis Foi et Constitution» ;) Mais frilosité et même méfiance: Rome prône le retour au bercail des églises séparées jusqu’à l’ouverture du concile.

 

·         En 1962 , le cardinal Liénart  interroge : appartenir au Christ ,n’est-ce appartenir à l’Eglise ?, dans les communautés séparées n’y a t’il y a une vie évangélique (dont la source est Christ  et Son Esprit) ?Le concile prend un tournant capital en affirmant(en plusieurs sessions de gestation) :l’unique Eglise du Christ subsiste dans  l’église Catho mais non limitée à ses frontières (éléments de sanctification et de l’unité dans les autres églises appartiennent de droit à l’Eglise Catholique): ;(Pie XII se posait déjà l’incorporation au corps du C des baptisés non membres de l’église) :le concile fait choix du dialogue et de la conversion.

 

·         Et le décret sur l’œcuménisme de 1964 (‘unitatis redintegratio’) engage à: promouvoir la restauration de l’unité entre tous les chrétiens (subsitit in)(retournement grâce à l’Esprit st) pour répondre à la prière du Christ : «  Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi ; qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). …Il affirme :qu’il existe une certaine communion (imparfaite) et une fraternité entre les baptisés : «  les frères séparés justifiés par la foi reçue au baptême, incorporés au Christ [17],  portent à juste titre le nom de chrétiens, et les fils de l’Église catholique les reconnaissent à bon droit comme des frères dans le Seigneur »…

 

Il affirme : « les éléments ou les biens par l’ensemble desquels l’Église se construit et est vivifiée, plusieurs et même beaucoup, et de grande valeur peuvent exister en dehors des limites visibles de l’Église catholique : la Parole de Dieu écrite, la vie de grâce, la foi, l’espérance et la charité, d’autres dons intérieurs du Saint-Esprit et d’autres éléments visibles. Tout cela, qui provient du Christ et conduit à lui, appartient de droit à l’unique Église du Christ »… Il affirme  : « les communautés séparées… ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut.

 

·         ‘Unitatis redintegratio’ engage à garder l’unité par le dialogue de la charité : par l’échange des dons reçus du Seigneur, par un dialogue théologique dans la vérité, par l’apprentissage à goûter la complémentarité, par collaboration ensemble pour mettre en lumineuse évidence le visage du Christ serviteur, en écartant préjugés et autosuffisance (conversion du cœur , de l’intelligence  par l’aide de la prière, âme de l’œcuménisme, tous baptisés appelés à reconnaître Jésus Christ Seigneur et Sauveur : ce travail pour l’unité n’est ni à minima ni facultatif (non réduit à un seul de ses axes) et doit prendre importance à l’œcuménisme doctrinal (garder l’unité dans ce qui est nécessaire), discerner entre fond et forme de la foi), respecter une hiérarchie des vérités, l’Eglise a sans cesse besoin de se rénover.

Avant même la fin du concile, l'engagement irrévocable de l'Eglise catholique dans le mouvement œcuménique fut manifesté par la fondation d'un Groupe mixte de travail avec le Conseil œcuménique des Eglises et par la rencontre historique du pape Paul VI et du patriarche Athënagoras de Constantinople, à Jérusalem (5 janvier 1964), suivie de la levée des anathèmes de 1054 (7 décembre 1965).Par la suite, l'Eglise catholique s'engagea dans de très nombreux dialogues théologiques bilatéraux, mais renonça à entrer dans le Conseil œcuménique des Eglises, avec lequel elle poursuit cependant   collaboration. Pendant le pontificat du pape Jean-Paul II, qui publia une importante encyclique sur l'engagement œcuménique en 1995, fut signée la Déclaration commune sur la justification avec la Fédération luthérienne mondiale (1999) et instauré un dialogue avec l'Eglise orthodoxe. Cet effort continue avec le pape Benoît XVI, qui, dès son élection, souligna que l’œcuménisme était une priorité de son pontificat. L'Eglise catholique est aussi engagée dans le processus du Forum chrétien mondial et elle développe ses relations avec les communautés de la mouvance évangélique-pentecôtiste, avec laquelle elle a entrepris des dialogues depuis plus de vingt-cinq ans : L’Esprit du Seigneur est à l’œuvre :  « la réconciliation de tous les chrétiens dans l’unité d’une seule et unique Église du Christ, dépasse les forces et les capacités humaines. C’est pourquoi il met entièrement son espoir dans la prière du Christ pour l’Église, dans l’amour du Père à notre égard, et dans la puissance du Saint-Esprit »       

Danielle Durousseau, groupe œcuménique Douai

Article publié par Marie-France GUERIOT • Publié le Jeudi 19 janvier 2012 - 14h45 • 2536 visites

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