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Mgr Jaeger : conférence de presse interdiocésaine

Résumé de la conférence de presse donnée à Lille le 8 mars 2006 à Lille.

 

Continuons à donner

Denier de l'Eglise campagne 2006

Chacun compte sur l'Eglise, et l'Eglise peut compter sur chacun

 

Le 8 mars, au séminaire interdiocésain de Lille, Mgr Jaeger présidait la conférence de presse annuelle donnée au nom des trois diocèses de Lille, Arras et Cambrai.

 

En faisant le point de la situation des budgets diocésains, entouré des trois économes diocésains, Mgr était serein. Les actions menées depuis plusieurs années pour faire connaitre la situation et les besoins financiers des diocèses a rendu les chrétiens plus attentifs aux finances de l'Eglise et pour verser leur participation. En 2004, on avait perçu une légère baisse dans la collecte du denier de l'Eglise (-1,79%). Mais elle est en hausse de 4% pour 2005. On peut espérer encore une embellie pour cette campagne 2006, dans les paroisses les 11 et 12 mars.

 

Les résultats d'un sondage
par téléphone auprès de 1300 personne,  font apparaitre que 28,8% des donateurs sont dans la tranche d'âge des 45-65 ans, et 60% âgés de plus de 65 ans. Deux questions du sondage portaient sur les motivations et la destination du denier. Les réponses révèlent un certain flou, ou confusion. Ainsi beaucoup estiment avoir donné au dernier, alors qu'ils ont mis à la quête lors de funérailles, ou à l'occasion d'un baptême, ou encore parce qu'il y avait une quête pour le Secours catholique à la fin d'une messe... Or le denier est quelque chose de spécifique, le signe d'une adhésion et d'une implication à la vie de l'Eglise.  Ce n'est pas "si tu veux ... ", ou par générosité pour une bonne œuvre. Verser au denier, c'est une manière de s'identifier, d'affirmer son appartenance à ce groupe constitué qu'est l'Eglise catholique. C'est d'ailleurs un devoir pour les chrétiens, rappelé dans le code de droit canonique: "Les fidèles sont tenus à l'obligation de subvenir aux besoins de l'Eglise, afin qu'elle dispose de ce qui est nécessaire au culte divin, aux œuvres d'apostolat et de charité et à l'honnête subsistance de ses ministres. Ils sont tenus par l'obligation de promouvoir la justice sociale et encore, se souvenant du commandement du Seigneur, de secourir les pauvres sur leurs revenus personnels" c.222

 

Sur la destination des ressources
issues de la collecte et des dons, on pense d'abord aux prêtres (27% du budget) , mais il faut aussi penser aux animateurs pastoraux salariés (22%), et encore l'entretien des bâtiments (10%), car tous ne sont pas à la charge de communes ; les frais de fonctionnements, c'est-à-dire les services administratifs du diocèse (24%). Depuis plusieurs années un effort de formation est entrepris (3%); enfin une aide aux mouvements, en particuliers de jeunes qui ne peuvent guère subvenir par eux-mêmes à leur mouvement (5%). Enfin, une diversité de subventions pour tel évènement ou telle sollicitation vient absorber 9% du budget.

 

Trois observations:
l'une concerne l'équilibre budgétaire... s'il est enfin rétabli, c'est d'abord par une limitation des projets mis en chantiers, mais c'est aussi grâce aux legs, lesquels ne sont qu'occasionnels et ne peuvent être comptabilisés comme "ressources courantes". La seconde observation concerne la possibilité de verser sa participation par un prélèvement mensuel. Ce mode de versement est encore trop peu utilisé. Enfin, troisième observation, c'est la possibilité de déduction fiscale. Parce qu'on veut donner gratuitement, on en oublie parfois les aides accordées par la loi aux donateurs. Il serait dommage de ne pas en bénéficier.

Monseigneur Jaeger se réjouit de la manière dont est reçue l'Eglise. Les visites pastorales qu'il entreprend lui donnent l'occasion d'entendre les maires de communes ou responsables d'organismes de la société civile: ce n'est pas seulement le côté spirituel qui est reconnu mais aussi le service que l'Eglise rend à la société: "au caté, disait un maire, vous aidez les jeunes à être chrétiens, mais vous les aidez aussi à devenir citoyens... vous n'allez quand même pas leur apprendre de mauvaises choses". Récemment trois membres de la communauté chrétiennes qui animent les funérailles recevaient une distinction communale... pour services rendus à la commune.

 

Cent ans après la séparation des Eglises et de l'Etat, cent ans après la création du denier, les rapports Eglise-Société ont donc bien changé.

Article publié par Diocèse d\'Arras • Publié le Lundi 13 mars 2006 - 15h56 • 3619 visites

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