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François de Salignac de la Mothe Fénelon

Premier Archevêque de France

D.Fénelon d'Estourmel D.Fénelon d'Estourmel  

Ancien précepteur du Duc de Bourgogne, petit fils de Louis XIV, Fénelon fut nommé archevêque de Cambrai en 1695. Le territoire de son diocèse n'avait certes pas varié depuis 1559, mais en raison des événements politiques dont il a été question ci-dessus, il s'étendait désormais sur deux pays différents, et cette situation n'était pas de nature à lui faciliter la tâche. En effet, il y effectua de nombreuses et longues visites pastorales (il partait plusieurs mois par an à cet effet), notamment à Mons, ou dans la région du Brabant, mais fut contraint à chaque fois de solliciter une autorisation du roi pour sortir du territoire français.

 

Fénelon, dont on connaît la fécondité et le génie, a toujours gardé une certaine indépendance vis-à-vis du pouvoir royal, et à partir de 1697, à la suite de l'affaire du « quiétisme » et de ses démêlés avec Bossuet, il fut prié par Louis XIV de ne plus quitter son diocèse, en exil à Cambrai. Il n'en demeura pas moins un observateur politique éminent, mais surtout un prélat attentif à tout ce qui se passait dans son diocèse, dans lequel le recrutement sacerdotal était alors pléthorique (il y avait 1,75 curé pour 1.000 habitants). Il intervint à de nombreuses reprises auprès de l'intendant, sur des sujets divers, notamment économiques et fiscaux, veilla aux bonnes moeurs, à la borne tenue et à la discipline des maisons monastiques et collégiales, réclama rigueur contre les prêtres ignorants. Il s'occupa des pauvres, visita les hôpitaux, et, après le rigoureux hiver de 1709, et la sanglante bataille de Malplaquet, il offrit même sa propre vaisselle d'argent pour soulager la misère et les malheurs du Royaume. Fénelon mourut à Cambrai en 1715.

 

Après ce personnage historique éminent, le siège de Cambrai fut avant la Révolution de 1789, notamment et successivement occupé par trois archevêques, certes chargés d'honneur, de titres et de bénéfices, mais sans qu'aucun d'eux ne passe effectivement le moindre temps dans sa ville épiscopale.

 

  • Jean d'Estrées, nommé en 1716, mourut en mars 1718, avant d'avoir reçu sa bulle.
  • Joseph de la Trémouille, cardinal, nommé en mai 1719, mourut en janvier 1720. 1.
  • Guillaume Dubois, nommé en 1720, devint, on le sait ministre d'Etat sous la Régence, régime où il s'illustra par son ambition et ses moeurs douteuses. II mourut en 1723, sans avoir vu sa cathédrale.

 

 

 

 

 

Article publié par Michel Dussart • Publié le Lundi 13 mars 2006 • 6611 visites

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