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11 L 'OCCUPATION PESANTE ET INHUMAINE

 

 

AU FOND DES GALERIES

 

La DGV (Deutsche Grüben Verwaltung,  l'Administration allemande des Mines dont le bureau est installé à Valenciennes) donne les ordres aux différents Directeurs qui n’ont pas voulu quitter leur entreprise. L’exploitation doit être reprise dans le territoire qui n’est pas dans la zone des combats. Le charbon alimentera les usines d’armement de l’Allemagne.

Comme ce bureau allemand comporte des techniciens, les ordres donnés sont concrets, quant au choix des veines les plus productives à exploiter, aux façons d’opérer, aux normes à tenir, etc. Toute initiative doit recueillir leur aval. Les  responsables français n’ont qu‘à obéir, sous peine de sanctions ou d’emprisonnement. Il  arrive même, à Valenciennes ou à Somain, que les mineurs descendus soient remontés en plein travail, pour être envoyés dans des camps en allemands, à titre d’otages. 

 

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Les réserves présentes sur les carreaux sont aussitôt envoyées par trains complets en Allemagne avant que l’extraction n’ait repris. Systématiquement la production est dirigée  pour alimenter l’effort de guerre ou fait l’objet de réquisitions pour chauffer les troupes au repos. Elle ne laisse que peu de place pour l’alimentation des centrales françaises, de Lille ou des environs, ou pour  la simple consommation des ménages qui vont véritablement mourir de froid.

Il  n’est pas opportun ici de donner toutes les précisions sur les conditions de travail au jour et au fond. Elles sont désastreuses. Pendant quatre ans, comme le reste de la population occupée, les mineurs vont subir les aléas d’une répression dure et inhumaine.

Il faut produire coûte que coûte avec des moyens limités. L’entretien des installations est réduit à sa plus simple expression. Le matériel est très vite fatigué sans possibilité de renouvellement ou presque. De toute façon, le remplacement ne peut se faire qu’auprès de firmes allemandes, au prix fort.

 

Le manque de tout se fait cruellement sentir.

 

La pénurie des approvisionnements de toute nature s’installe. Les explosifs ne sont distribués que sur autorisation de la DGV. S’ajoute le manque total, à partir de 1915, de bois de mines pour étayer les galeries.  L’arrivée ne pouvant plus se faire depuis les forêts françaises, il faut faire appel  à l’apport des allemandes, toujours au prix fort, avec les difficultés induites par le transport. Les cadres métalliques viennent à manquer et il faut utiliser ceux des anciennes galeries, laissées à l’abandon sans soutènement.

Un problème vital apparaît avec la mortalité endémique des chevaux de fond surtout à partir de 1917. Il faut trouver des moyens de remplacement. Un apport de cavalerie est demandé à la Wehrmacht.  Les engins à essence relégués avant guerre pour manque de fiabilité et de rentabilité sont remis en service. Le drame fera qu’il y a vite rupture dans l’approvisionnement en carburant.

Article publié par Michel Dussart • Publié Samedi 05 mai 2007 • 2684 visites

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