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Rentrée du doyenné

Autour de la question: comment faire de nos communautés des fraternités de disciples missionnaires ?

Près de 200 personnes se sont jointes aux prêtres du doyenné pour rendre grâce en la fête de Saint Jean XXIII et en ce jeudi de rentrée pour le doyenné du Cateau-Cambrésis.

Rentrée tardive peut-être mais en présence de notre archevêque Mgr Dollmann.  Celui-ci a présidé la messe et commenté les lectures du jour.

" l'Evangile d'aujourd'hui nous dit-il est le commentaire du Notre Père. Jésus nous a laissé des lettres de noblesse en la prière de demande. En avançant dans la foi, nous aimerions que notre prière soit plus louange et action de grâce. Pour comprendre que toute prière est exaucée, Jésus nous demande qu'elle soit adressée au Père et dans une relation de confiance. Dieu répond souvent différemment à notre demande mais il sait ce qui est bon pour nous.

L'expérience de l'exaucement se trouve dans la fidélité à prier malgré les difficultés, les doutes et les croix. En nous adressant au Père, Dieu se donne par l'Esprit Saint. C'est aussi par l'Esprit Saint que Jésus nous donne son Corps et son Sang. Demandons au cours de cette Eucharistie de nous renouveler

  • dans la fidélité à la prière
  • que notre demande soit faite au Père
  • lui demander ce qu'il a de plus cher , son Esprit Saint "

Après un temps d'accueil des nouveaux membres des EAP, des religieuses et prêtres arrivés sur le doyenné, la session est lancée par un enseignement de Dominique Maerten, diacre.

Pour répondre à la question " comment faire de nos communautés des fraternités de disciples missionnaires ? Dominique décortique d'abord chaque mot, de l'éthymologie à sa signification dans la Bible et illustrer de quelques exemples, les mots fraternité, disciples et missionnaires sont compris de tous après quelques clics du diaporama.

La difficulté est maintenant de les asssocier, très vite on comprend que disciple et missionnaire ne se séparent pas. Le disciple est centré sur le maître, le missionnaire s'en éloigne, l'un est appelé, l'autre envoyé mais ce sont deux actions qui sont complémentaires. La comparaison avec le coeur l'exprime bien, pour battre celui-ci  a besoin de deux mouvements un qui amène, l'autre qui expulse le sang ! L'Eglise meurt si elle n'a que des appelés (disciples) ou si elle n'a que des envoyés (missionnaires); elle a besoin des deux pour vivre et grandir.

A cette thèse proposée par le pape François dans la joie de l'Evangile, Mgr Garnier il y a un an a voulu y ajouter la fraternité, celle qui soude les disciples missionnaires; là aussi si on regarde dans la Bible, les exemples ne manquent pas, le meilleur "modèle" reste l'épisode de "Joseph et ses frères". De la violence au pardon, de la solidarité à la générosité voilà les clés de la fraternité développée dans l'Ancien Testament.

Dans le Nouveau Testament, l'évolution se fait dans les termes qu'emploie Jésus avec ses disciples, avec nous : de SERVITEURS, on devient AMIS puis FRERES. Nous sommes frères du Ressuscité et lorsqu'on récite le Notre Père, nous sommes Fils en Eglise !

Concrètement que faire ?

Constituer des groupes de 5/6 à 10/12 membres, des petites communautés qui vivraient de la charité fraternelle ( partage, solidarité, entraide), seraient enracinées dans l'Evangile, se nourriraient de l'Eucharistie et la prière, et également de l'enseignement des apôtres (des formations, la Route qui nous change...). La nouveauté serait l'ouverture à l'extérieur, sortir pour être missionnaire, pour annoncer cette joie de vivre de l'Evangile.

Après cet apport intellectuel, les corps ont besoin de se restaurer, l'heure du partage a sonné ! Une trentaine de minutes puis une reprise en douceur avec un quizz pour les nouveaux venus. Sont alors désignés pour ce jeu : les deux religieuses du Prado, les deux prêtres africains, l'abbé Veys et Mgr Dollmann. Une dizaine de questions leur sont posées sur le doyenné du Cateau-Cambrésis avec trois réponses possibles, l'équipe réussit haut la main cette épreuve, et pour les récompenser un panier de produits locaux ( beurre, fromage, jus de pomme, bière...) leur sont offerts.

La reprise en groupe est plus studieuse il faut maintenant réagir à ce que l'on a entendu et proposer peut-être des idées pour faire avancer nos communautés vers une fraternité de disciples missionnaires. Les remontées des différents groupes font ressortir la difficulté de nos communautés à s'ouvrir, l'extérieur fait peur !

Des solutions pour essayer d'y parvenir:

  • Etre fraternel entre nous
  • avoir une unité au sein des équipes existantes
  • s'inquiéter de la visibilité que nous donnons ou pas autour de nous
  • nous former ( partage d'Evangile ou autre)

 

C'est Mgr Dollmann qui conclut la soirée en demandant d'abord de réfléchir sur l'enseignement entendu ce soir autour de trois éléments :

  1. Veiller à ce que la formation s'unisse autour du coeur
  2. Chercher à équilibrer ma vie de prière, de connaissance de Jésus et ma façon de l'annoncer
  3. Oser rendre compte de ma foi, de pas avoir peur de dire au nom de ma foi

Un temps de prière animé par les soeurs du Prado est venu achever cette soirée. Merci à celles et ceux qui l'ont préparé.

 

Article publié par Dorothée QUENNESSON • Publié Vendredi 12 octobre 2018 • 475 visites

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