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Jeudi 9 avril : jeudi saint

Chaque jour je choisis de prier la Parole de Dieu.
(Proposition du livret S'il te plaît donne-moi un quart d'heure )

semaine 6 5 jeudi saint semaine 6 5 jeudi saint   JEAN 13,1-15

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »
Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.»

Méditation au reposoir

Ce soir, je regarde Jésus à genoux aux pieds de ses disciples, à genoux à mes pieds.
Il est là, lui le créateur, lui le vivant, sans qui rien n’existe, il se met à genoux devant moi.
À genoux devant Jacques et Jean qui se battront pour avoir la première place.
À genoux devant Pierre qui le reniera.
À genoux devant Judas dont il lave aussi les pieds.
Qui sera à ses pieds lorsqu’il sera dressé en croix ? Sinon Jean.
Il se met à genoux devant moi !
Peu importe l’image, les représentations, les idées que se feront les autres de ce Seigneur, si petit, dès le début, dans la paille, si dépendant de moi depuis le début, si attaché à moi qu’il en est dépendant : seuls des amoureux peuvent comprendre.
Peu importent les rumeurs, les faux témoignages, les bruits qui courent, les médisances de toutes sortes.
Il se met à mes pieds, comme un mendiant. Il quémande mon amour, pas ma pitié, mon amour, un regard, une pensée, une prière, un cri, une révolte, un espoir…
Il reste à genoux devant moi, le linge à la ceinture.
Comment est-ce possible que tu te fasses si petit ?
Ce n’est compréhensible que dans l’amour.
L’amour plus grand que tout.
On se fait petit par amour.
C’est le paradoxe : cet amour plus grand que tout est la cause de ton humilité, Jésus, de ton humiliation sur la croix.

Père Michel Masclet - Extraits du blog https://michelmasclet.tumblr.com

 

Article publié par Equipe Cathocambrai.com • Publié le Jeudi 09 avril 2020 - 00h30 • 1102 visites

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