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Monseigneur Dollmann a terminé sa visite Ad Limina à Rome par une rencontre avec le Pape François

 

Monseigneur Dollmann termine ce vendredi un déplacement de cinq jours à Rome dans le cadre des visites "Ad Limina", que chaque évêque effectue tous les cinq ans. Un pèlerinage sur les tombeaux des apôtres saint Pierre et saint Paul autant qu'une occasion de renforcer les liens avec les autres diocèses et les provinces. Il nous rend compte de sa cinquième et dernière journée.

"La dernière matinée a constitué le sommet de notre visite Ad Limina avec la messe à la tombe de saint Pierre et la rencontre avec le Pape François. Devant l’autel où est représenté le martyre de saint Pierre, j’ai à nouveau pris conscience que je suis le successeur des apôtres qui ont suivi le Christ jusqu’à la mort et que je n’ai pas à servir une institution ou une doctrine, mais la foi au Christ, seul maître et sauveur de l’humanité. Pour y répondre, nous avons besoin de nous renouveler dans le don de l’Esprit-Saint par la célébration quotidienne de l’eucharistie et de maintenir vivante la collégialité entre évêques par des liens de fraternité et de collaboration. Cette collégialité, nous l’avons vécue dans l’échange fraternel avec le Pape durant deux heures. Celui-ci a salué à travers nous, les habitants de la France, terre de grande créativité, soulignait-il. Il a évoqué deux dangers pour la société et l’Eglise aujourd’hui : la souveraineté du moi au détriment du don de Dieu et les structures de pensées idéologiques. Ceux-ci se manifestent dans de nombreux domaines, de la liturgie à l’éducation scolaire. Le Pape a conclu l’échange par la recommandation de quatre proximités à tenir dans notre ministère : avec Dieu par la prière, avec les confrères dans un esprit fraternel, avec les prêtres comme un père, et avec le Peuple de Dieu comme un pasteur à la suite du Christ."

Jeudi 30 septembre : "Serviteurs de la Parole de Dieu"

"La fête de saint Jérôme, traducteur et commentateur de la Bible, nous a renvoyés [ce jeudi] à notre mission de serviteurs de la Parole de Dieu contenue dans les Saintes Écritures et la Tradition vivante de l’Eglise. Après avoir célébré la messe au séminaire français qui nous héberge, nous avons poursuivi le marathon des visites de dicastères. À la Congrégation pour le culte divin, Mgr Arthur Roche nous a encouragés à porter attention à la formation liturgique des baptisés à travers l’enseignement du Concile Vatican II. À la Congrégation pour la vie consacrée, nous avons rencontré une belle équipe formée de moines, de religieux apostoliques et de laïcs consacrés. Leur responsable, le cardinal Joâo De Aviz, a souligné l’importance pour l’évêque d’aider à vivre la fidélité aux vœux et aux charismes, et de susciter des liens fraternels entre les familles spirituelles dans son diocèse. La suite des visites de dicastères nous a fait faire un tour d’horizon de domaines aussi variés que les écoles et les universités, les procédures canoniques concernant les mariages, ou encore les Églises de rite oriental en France. Les échanges amorcés dans les dicastères se poursuivent entre nous, au moment des déplacements ou à table, mais aussi avec d’autres. Ainsi à l’ambassade de France auprès du Saint-Siege, Madame l’Ambassadrice nous a reçus en deux groupes avec des Français travaillant au Saint-Siege et des sénateurs de passage à Rome. J’ai également eu la joie de revoir Mgr Rami Akalaban, jeune évêque chargé des chrétiens de rite syriaque en Europe. Il me permet de garder en mémoire et dans ma prière, les habitants des pays du Moyen-Orient. Sa devise épiscopale est un appel à demeurer dans l’espérance au Christ quels que soient les aléas de la vie : « Laissant leurs filets, ils le suivirent » (Mc 1,18)".

 

Mercredi 29 septembre :  le don de l'unité dans l'Eglise

"Ce mercredi, nous avons commencé la journée par la messe à la basilique Sainte-Marie-Majeure. La Mère du Christ, disait Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, nous dispose au don de l’unité dans l’Eglise, unité entre le Christ et ses disciples, unité entre les disciples, unité personnelle. Après avoir médité devant la relique de la crèche, nous avons rencontré cinq dicastères et clôturé la journée par la conférence à deux voix de Mgr Eric de Moulins-Beaufort et d’un prêtre du diocèse de Rome sur la situation de l’Eglise en France et en Italie. Au dicastère pour le clergé, il nous fut rappelé l’importance d’une formation des séminaristes et des prêtres basée sur la vie spirituelle et fraternelle. C’est sans doute une des conditions du dynamisme missionnaire dans un diocèse, tel que cherche à l’encourager le dicastère pour la nouvelle évangélisation. À la secrétairerie d’Etat, le cardinal Pietro Parolin a insisté sur l’unité entre chrétiens quant à l’engagement pour le respect de la vie, de la personne, ainsi que de la liberté de culte". Le Pape François avait résumé ainsi cet engagement des chrétiens en s’adressant aux membres du dicastère de la communication : "Nous ne communiquons pas un produit, mais la vie".

Mardi 28 septembre : ces figures de sainteté de notre diocèse

"La deuxième journée a commencé encore plus tôt ; la nuit, pour moi, fut courte, ayant accepté l’invitation à dîner chez un jeune couple français établi à Rome. À 7 h 30, nous célébrions la messe à la basilique Saint-Jean-du-Latran, la cathédrale du Pape. Elle renvoie à notre charge d’évêque d'enseigner fidèlement les vérités de la foi chrétienne. Les rencontres successives avec trois dicastères allaient nous permettre d’approfondir cet aspect de notre ministère. Le cardinal Marc Ouellet, de la Congrégation pour les évêques, nous rappela l’enracinement de notre ministère dans le sacrement du baptême et sa responsabilité au service de la croissance de la foi baptismale, la foi en Dieu Trinité. Avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, furent abordées les questions touchant aux abus, aux obstacles à l’enseignement des exigences de l’Evangile et aux tensions autour du rite de la messe. Ces difficultés et épreuves, auxquelles l’Eglise doit faire face, ne doivent pas la décourager dans la poursuite du dialogue avec les réalités de la culture actuelle et de la promotion de la sainteté à la suite du Christ. J’ai rejoint l’après-midi la Congrégation pour la cause des saints où j’ai été heureux d’apprendre que l’on continue d’étudier les dossiers de Louise Nicolle, d’Andre Gousseau et ses compagnons, et de Joseph Engling, en vue d’une béatification. À nous d’invoquer le Seigneur pour que ces figures de sainteté de notre diocèse puissent un jour être vénérées officiellement et données en exemple à toute l’Eglise".

Lundi 27 septembre : une première journée sous le signe de la mission

"Après la célébration du jubilé des Petites Soeurs des Maternités catholiques dimanche matin à la cathédrale de Cambrai, j’ai rejoint Rome. La nuit fut courte puisque dès 7 h 15 ce lundi, le groupe des évêques s’est rendu à la basilique Saint-Paul Hors-les-Murs pour l’eucharistie et la prière sur la tombe de l’apôtre. Notre visite Ad Limina a été ainsi placée sous le signe de la mission." 

La journée s’est déroulée avec différentes rencontres de dicastères, ministères au service du Pape : pour les laïcs, la famille et la vie ; pour le développement humain intégral ; pour le dialogue interreligieux... "Je retiens l’invitation à vivre les propositions de rassemblement, non seulement au niveau universel mais aussi diocésain. Ce sera le cas le 17 octobre pour l’ouverture du Synode, comme les 25 et 26 juin 2022 pour la clôture de l’année de la famille. Le Cardinal Farrell, du dicastère pour les laïcs, a souligné l’importance de la responsabilité de chaque baptisé et de chaque famille dans l’annonce de l’Evangile au monde d’aujourd’hui, à savoir, enseigner comment vivre les principes de l’Evangile et en témoigner." 

 

 

Article publié par Service communication • Publié le Lundi 27 septembre 2021 • 1308 visites

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