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40 ans de présence à DAPAONG

Le dimanche 27 avril à St Amand à la maison mère des Sœurs Augustines Hospitalières, ce sont ces 40 ans qu’ont fêté toute la communauté, les amis et les bienfaiteurs des enfants de Yendubé.

le Dimanche 27 avr 2003

Tous chantent l'hymne togolais Tous chantent l'hymne togolais   Depuis 1962, les sœurs Augustines Hospitalières sont présentes à Dapaong.
Elles y ont créées un hôpital pour enfants. Et ce sont les mamans africaines qui l’ont nommé « Yendubé » qui signifie Dieu est là.
Les soins apportés aux enfants, l’accompagnement des familles et la prière ont touché la population qui a rapidement fait confiance aux sœurs et 40 ans après, l’hôpital ne cesse de s’agrandir ( depuis 2 ans, création d’un bâtiment pour accueillir les malades du sida, une banque de sang et dernièrement un local pour fabriquer l’eau de javel).

Depuis 1995, en juillet, un groupe de jeunes français part là-bas pour une mission humanitaire. Chacun selon ses dons et capacités aide la communauté et le personnel à « soigner en jouant ».
J’ai eu la chance de participer en 2001 à cette expérience africaine.
Durant notre séjour, notre cœur fut mis à rude épreuve et nos sentiments se sont souvent bousculés entre joies et peines.
De la joie dans les yeux émerveillés de cet enfant qui découvre le hochet ou le sourire de cette mamie qui peignait pour la première fois.
De l’admiration dans le dévouement des sœurs et du personnel hospitalier envers les enfants.
De l’espérance dans la création d’une association qui refuse l’exclusion des sidéens.
De l’amour dans ce don de sang d’un papa pour sauver son bébé de l’anémie.
De la solidarité, dans ces adoptions d’orphelins par des familles africaines.
De la souffrance dans les cris de cette maman qui vient de perdre son enfant et qui s’éloigne seule pour l’enterrer.
De la peur, dans cette incapacité à soulager Amélie, malade en phase terminale.
De l’injustice dans le suicide de cette maman de six enfants qui n’avait plus rien pour les nourrir.
Nous ne mesurons pas toujours la chance que nous avons de vivre dans un pays comme le nôtre où nous disposons de tout en trop grande abondance. Un tel voyage vous aide à prendre conscience et surtout vous apprend à relativiser…

C’est pour tout cela, pour tout ce qui se vit à Dapaong dans cet hôpital que nous avons rendu grâce dans une Eucharistie en union avec la communauté restée au Togo.
Les murs et couloirs de la maison-mère sentaient l’Afrique et il était agréable de flâner pour découvrir photos, produits artisanaux et admirer les pagnes et confections africaines.
L’après-midi, des diapos et films permettaient aux nombreux amis et visiteurs de comprendre un peu mieux les besoins et avancées gigantesques de l’hôpital depuis sa création.

Merci à tous celles et ceux qui ont permis que cette belle fête se réalise …

Article publié par Dorothée QUENNESSON • Publié Dimanche 11 mai 2003 - 10h10 • 3841 visites

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