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Au retour de la visite ad limina

Réponses Brèves (Eglise de Cambrai du 27 Nov 2003)

      Jacques Carton est rédacteur en chef du "SNOP", la lettre d'information bi-mensuelle de la Conférence des Évêques de France. Au dernier jour de la visite "ad limina", il m'a posé deux questions. A l'heure où, avec le Père Paul Lamotte, nous retrouvons avec joie notre diocèse, je suis heureux de communiquer à Église de Cambrai ce court interview.

 

JC :  Vous êtes la première délégation des évêques français à vous rendre en visite ad limina, pouvez-vous nous communiquer deux ou trois moments forts ?

 

FG :  La célébration de l'Eucharistie, à la tombe de Pierre, au premier matin de notre visite ad limina. Chaque évêque ou vicaire général a pu redire l'une ou l'autre des paroles de Pierre ; celles qu'il a dû regretter : "Encore tous t'abandonneraient, moi je ne t'abandonnerai pas…" ; "Je ne connais pas cet homme" ; mais aussi les plus belles : "Seigneur tu sais tout, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime…" ; "A qui irions nous, Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle…" ; "Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant" ; "Veillez sur le troupeau, non par contrainte, mais de bon cœur ; non en commandant en maîtres, mais en devenant les modèles du troupeau…" ; Comment refuser l'eau du Baptême aux païens qui ont reçu le Saint Esprit tout comme nous… ?" ; "Je n'ai ni or ni argent, mais ce que j'ai, je te le donne…". Il y avait de quoi méditer !

 

Les cinq minutes avec le Saint Père, et les deux questions qu'il m'a posées : " Combien de séminaristes ?" et "Combien de chômeurs ?". Un pape manifestement soucieux de nos deux premiers soucis d'évêques, de nos deux épreuves majeures. Celle qui blesse la vie de tant de familles : le chômage ; celle qui blesse la vie de nos diocèses : le manque de prêtres jeunes

 

La rencontre des dicastères. Ces rencontres sont courtes et nombreuses : nous avons eu dix sept réunions en cinq jours. Il ne faut pas attendre plus qu'elles ne peuvent donner. Mais par rapport à d'autres visites "ad limina" (j'en suis à la cinquième !), je les ai trouvées très largement positives. J'y ai entendu beaucoup d'encouragements. On sais reconnaître, à Rome, que dans les diocèses de France et à travers leurs épreuves longues, il y a une véritable fidélité à la Foi, un vrai courage des prêtres, "vous pouvez être fiers de vos prêtres" nous a dit le cardinal Dario Castrillon Hoyos (Préfet de la Congrégation pour le Clergé) et une formation des fidèles laïcs de grande qualité.

 

JC :  Après une semaine de présence à Rome, quel message avez-vous envie de transmettre aux catholiques de vos diocèses ?

 

FG :  On souhaite que ces derniers n'oublient pas leur "première mission", leur "mission séculière" (l'expression est fréquemment employée par Jean-Paul II), c'est-à-dire la mission d'être signes de l'Évangile dans toutes les réalités de la vie quotidienne, le travail, les loisirs, la famille, la société, la politique, etc.

On souhaite aussi que les prêtres, qui collaborent de plus en plus avec des laïcs qualifiés, n'oublient pas qu'ils restent, par leur Ordination, les guides de leurs communautés de fidèles.

On ajoute enfin, partout, que cette mission des uns et des autres, des laïcs et des ministres ordonnés, pour tenir bon, doit s'enraciner dans la vie spirituelle profonde.

 

      Nous avons fait l'expérience d'une vraie communion.

 

@ François GARNIER

Archevêque de Cambrai

 

Article publié par Secrétariat DIOCESAIN • Publié le Lundi 01 décembre 2003 - 22h58 • 4234 visites

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