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REPAS DES CINQ CONTINENTS

C’est là que nous étions conviés par le CCFD le 19 mars à Vred. 80 personnes ont répondu à l’invitation, pensant peut-être manger chinois, créole ou autre, exotique en tous cas !

 

En entrant, première surprise : chacun a reçu une identité. Nous étions d’un pays défini et étions invité à prendre place à la table du continent auquel appartient ce pays.

Les organisateurs de la soirée : le CCFD et une équipe d’ACO (Action Catholique Ouvrière), avec l’aide matérielle de quelques jeunes bonnes volontés de l’Aumônerie des étudiants, ont reproduit l’image exacte du monde dans la répartition proportionnelle des habitants et des réalités alimentaires de chaque continent. On sait qu’il y a d’énormes différences entre le Nord et le Sud, là : on a VU….

Alors, qu’ont fait les convives autour des tables ? Tout était permis, réactions, comportements étaient libres. En Asie et en Afrique on était prêt à aller se servir en Europe et en Amérique. Mais les « Européens » sont venus proposer leurs plats au partage, les quelques Océaniens en ont fait autant : ça bougeait à travers la salle ! Et finalement personne n’est resté sur sa faim, il y avait de quoi nourrir tout le monde. La preuve est faite : la terre peut nourrir tous ses habitants.

Les questions et réflexions ont ensuite alimentées le débat : «  Le partage est facile dans une salle, ici les « riches » sont partageurs »  « Est-ce vraiment la solution de donner nos surplus à ceux qui n’ont rien ? » « C’est surtout leur développement propre qu’il faut aider ! » « Qu’il leur soit  possible de se nourrir par eux-mêmes : c’est la souveraineté alimentaire ! »

Pascal Vincens (qui travaille au CCFD)  nous a rendu compte de ce qu’il avait vu  et vécu à Bombay au Forum Social Mondial, la situation des paysans qui ne peuvent plus vivre, celle des intouchables qui n’ont qu’une seule ambition : nourrir leur famille et pouvoir envoyer leurs enfants à l’école.

Bernard Coquelle (Confédération Paysanne) a aussi témoigné du scandale du commerce qui se fait au mépris des petits  paysans et des éleveurs des pays comme le Mali où il est allé dernièrement.

Nous avons découvert que chacun d’entre nous peut quelque chose pour faire germer les graines d’un monde plus juste.

Voilà l’essentiel du contenu d’une soirée pas comme les autres. Entre conversations, partages en tous genres, lecture des panneaux de l’expo expliquant la souveraineté alimentaire : ce fut éclairant. Pratiquons maintenant le bouche à oreille pour partager ce que nous avons appris, essayons de changer quelques petites choses dans nos habitudes de consommateurs et notre regard de citoyens du monde. Histoire d’être cohérents et à peu près en vérité avec notre foi.                   

                                                                       Marguerite-Marie Huot

Article publié par Adam Dobek • Publié le Vendredi 26 mars 2004 - 22h55 • 4064 visites

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