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DCC Coopération Catholique

Ils sont maintenant près de 14000 ! 14000 jeunes français ! Depuis sa fondation (1967), la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération) les a envoyés, au nom de notre Église, servir dans plus de 70 pays dits "en voie de développement"

 

LA DCC, C'EST QUOI ?

 

 

     dcc dcc                                                                              Ils sont maintenant près de 14000 ! 14000 jeunes français ! Depuis sa fondation (1967), la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération) les a envoyés, au nom de notre Église, servir dans plus de 70 pays "en voie de développement", comme l'on dit pudiquement, en oubliant le plus souvent que les fossés d'inégalités se creusent encore entre eux et nous.

 

       Ils partent presque tous pour deux ans, et pour deux ans de vie modeste. Ils vont donner le meilleur d'eux-mêmes. C'est le temps qu'il faut pour ouvrir les yeux, le cœur et les mains. Le temps qu'il faut pour découvrir la sagesse des pauvres et la qualité de leur accueil. Le temps qu'il faut pour découvrir d'autres façons de vivre, d'aimer et de croire. Le temps qu'il faut pour questionner leurs propres repères, leurs certitudes trop vite faites. Le temps qu'il faut pour se laisser reconstruire du dedans. Le temps qu'il faut pour recevoir plus qu'on ne donne.

 

       Ils répondent, sans le savoir le plus souvent, à l'appel que lance souvent Jean-Paul II : celui de servir "la mondialisation de la solidarité". Ils découvrent les mécanismes subtils et injustes d'une économie internationale qui fait trop souvent sa richesse sur le dos des pauvres, obligeant les meilleurs d'entre eux à prendre les chemins de l'émigration.

 

       Ils ne reviennent pas riches d'argent, c'est sûr. Mais enrichis à jamais dans leur expérience d'hommes et de chrétiens. Ils ouvrent le cœur de notre société et de notre Église !

 

       J'ai la grande joie d'être l'évêque accompagnateur de ce beau service de l'Église de France. Dont M. l’Abbé Xavier Bris (un de chez nous !) est l'aumônier national. J'aimerais vous donner le goût d'en savoir plus !

 

1 –  Suivant les années, entre 1000 et 1500 jeunes garçons et filles s’adressent spontanément à la DCC en déposant CV et lettre de motivations pour partir : 250 d'entre eux seulement partiront.

 

2 –  En effet, les candidats suivent deux WE de formation et de sélection. Grâce, là aussi, à plus de 40 formateurs bénévoles de même origine que les chargés de mission, les candidats découvrent les contraintes des relations inter culturelles, la Mission, l’action de l’Église pour le développement, les grands textes de la doctrine sociale. Ceux qui seront retenus vivront avant le départ 12 jours de stage durant lesquels plus de 60 intervenants viendront travailler avec eux par continent, voire par pays de destination. Ici aussi, cultures, histoire, religions, situations de l’Église, seront abordées ainsi que de nombreuses consignes administratives et sanitaires délivrées. Ce stage s’achève par une Messe d’envoi que j'ai la joie de célébrer.

 

3 –  95% des postes sont des postes au service de structures d’Églises diocésaines ou de Congrégations. Tous les postes font l’objet d’une information à l’évêque du lieu.

Les volontaires, à de très rare exception près, partent chez des partenaires et dans des lieux que la DCC connaît parce que ses chargés de mission (une trentaine de bénévoles) sont allés sur place. Ces chargés de mission (religieux, religieuses, anciens volontaires, prêtres diocésains) visitent les volontaires chaque année. L’équipe est nombreuse pour permettre un accompagnement de qualité.

 

 

4 –  Les candidats qui s’adressent à nous et qui partent sont désormais majoritairement des candidates (60%). Leur l’âge moyen est de 28 ans. Quelques préretraités ou jeunes retraités déposent également leur candidature. Les couples sont aussi de plus en plus nombreux. Ces candidats sont majoritairement déjà "des actifs" dans les mouvements, services et paroisses de notre Église. Certains autres trouvent par la DCC l’occasion de renouer des liens avec une structure de l’Église avec laquelle ils avaient pris de la distance depuis l’adolescence. Tous les partants savent par qui ils sont envoyés et au service de qui et de quoi ils partent. Le volontariat est souvent, dans une proportion que l’on peut estimer à 4% des partants, l’occasion d’affermir ou de découvrir une vocation sacerdotale ou religieuse : on le mesure au nombre d’invitations reçues certaines fois plusieurs années après le retour pour une ordination ou des vœux.

 

5 –  L’on peut dire, sans fausse modestie, que l'État reconnaît la compétence de la DCC. Lors de multiples échanges avec les Pouvoirs Publics, Ambassades, Ministère, Coopération, Quai d’Orsay, le travail de sélection, de suivi, la pertinence des postes sont très souvent appréciés positivement.

La confiance des Églises partenaires est réelle. Les échanges avec elles sont denses et fréquents. Malgré quelques erreurs ou manques de notre fait, les volontaires de retour expriment la richesse de l’expérience humaine et spirituelle vécue. Ils hésitent beaucoup moins que la moyenne de la population à se mettre au service de la société et de l’Église en France pour plus de solidarité.

 

       Bref, la DCC offre à de nombreux jeunes les deux années qui les transforment !

 

       La nouvelle est trop bonne pour ne pas se la dire !

 

 

@ François GARNIER

Archevêque de Cambrai

Délégation catholique pour la coopération – volontariat ...
Site de la délégation catholique pour la coopération. Il explique comment
partir en coopération, et répond aux questions des candidats.
http://ladcc.org/

 

 

 

Article publié par Coopération missionnaire • Publié le Vendredi 26 novembre 2004 • 4958 visites

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